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Les Hommes
- BERNARD THOMASSIN
La patience d'un homme de la terre
Bernard Thomassin n'est pas né Bordelais mais il l'est devenu... La famille Thomassin travaille depuis plusieurs générations dans la culture de la betterave pour la distillation en Ile-de-France, quand l'exploitation située dans le Val d'Oise, en butte à une urbanisation accélérée, est peu à peu rachetée par l'Etat. En 1985, la distillerie est fermée, surtout à la suite de la profonde modification de la politique de l'alcool en France.
L'aventure bordelaise commence en 1971 quand Bernard Thomassin a la possibilité de racheter une propriété « en sommeil », où tout est à faire ou à refaire. On peut lire en 1986 dans « Histoire de la Vigne et du Vin » (Enjalbert) : « Les campagnes menées par ce propriétaire entreprenant et obstiné doivent permettre au Château de France de retrouver le prestige et la notoriété qu'il avait au 19ème et de porter de belle manière, notamment sur les marchés extérieurs, un si beau nom qui l'oblige ».
Un précurseur : à l'époque où Bernard Thomassin investit dans le Château de France, seule l'appellation des Graves existe, peu de propriétés ont la faveur des courtiers et du négoce de la place, et c'est seulement plus tard que l'appellation Pessac-Léognan attirera les investisseurs.
Une passion : de cette rencontre avec le vin naît une véritable passion. Bernard Thomassin s'attache désormais à un unique objectif: restaurer le domaine du Château de France pour donner à ce grand vin une qualité et une réputation à la mesure du prestige de l'appellation.
Bernard Thomassin cultive la sagesse et la patience d'un homme de la terre. Les investissements mesurés et progressifs sont d'abord consacrés à la replantation du vignoble, puis à la restauration des chais, et enfin à l'édification de bureaux et d'une salle de réception. Bernard Thomassin a relevé avec succès son défi: élaborer un très grand vin.
- ARNAUD THOMASSIN
Un tempérament perfectionniste
Elevé dans le milieu de la distillerie , Arnaud Thomassin est fier de ses racines paysannes.
Depuis 1996 , il seconde son père au Château de France en tant que directeur technique, ... arrivé avec un BTS viti-oeno en poche et un tempérament perfectionniste. Ses choix, tant au niveau de la viticulture, de la vinification ou des investissements, se sont naturellement faits dans la continuité de ce qui avait été entrepris par son père. L'écoute réciproque est là. «Quand je suis arrivé au Château de France, j'ai porté une attention particulière au vignoble. Les travaux en vert, qui ont une réponse qualitative immédiate, ont été développés dès lors ».
Sur le plan commercial , il se déplace beaucoup pour porter le nom du Château de France à l'extérieur, appréciant tout particulièrement les contacts proches avec les distributeurs dont il vient soutenir l'action sur le terrain.
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